Hanker - Entrevues - Sang Frais

Sang Frais

Sang Frais: Entrevue avec Hanker
(version longue intégrale)

Parfois, il faut aller chercher le talent à sa source. Alors, remplissant ma voiture d'essence trop chère et mon enregistreuse d'une cassette vierge, je décidai, par un beau samedi de septembre, de me rendre jusqu'à la belle ville de Québec pour y rencontrer les gars du groupe power/heavy Hanker, méconnu à Montréal, mais avec un bagage impressionnant et du talent pour se rendre très loin. En voici le résultat!

Sang Frais - Pouvez-vous nous faire l'historique du groupe?

Patrick Gravel - On a commencé le groupe en 1985, à l'école secondaire. Du groupe actuel, il y avait Pascal et moi. Nous nous appelions Cobalt au début, et c'était un groupe exclusivement de «covers». Martin Jones était notre bassiste, et on avait un chanteur un peu à la Maiden/Judas Priest. On a fait quelques spectacles, et on a ensuite réorienté le nom du groupe vers Hanker, car on voulait prendre une tangente un peu plus heavy. C'est environ à ce moment-là qu'on a commencé a faire quelques compositions, et qu'on est devenu un «band de club». On a fait ça jusqu'en 90. En 1991, notre batteur Luc Guay est arrivé, et on s'est dirigé vers une carrière plus sérieuse, avec un premier démo. En 1994 on a sorti notre premier album In Our World, en 1997 notre deuxième The Dead Ringer, et aujourd'hui, nous nous apprêtons à sortir notre nouvel album, «Snakes And Ladders».

Luc Guay - On a aussi fait un vidéo pour la chanson Disturbing The Brain de l'album In Our World.

Patrick Gravel - Il faut préciser qu'on ne s'est jamais concentré à 100% à notre projet. On s'est tous préparé une deuxième carrière en parallèle. Tout ça aurait pu avancer plus vite, mais comme on faisait toute autre chose, ça a pris un peu plus de temps. Non pas par manque d'amour pour la musique, au contraire, mais par sécurité.

Luc Guay - Si on regarde dans la scène dans le coin de Québec, nous somme à peu près les seuls à avoir survécu, à passer à travers toutes les modes. Maintenant, le métal revient, et nous sommes toujours là!

Sang Frais - Justement, qu'est-ce qui vous a convaincu à continuer si longtemps, à persévérer?

Pascal Cliche - Bien, de 1985 à 1991, ce n'était pas trop sérieux. On était jeune, on commençait, on faisait des shows une fois par année. Mais je crois que ce qui nous a fait persévérer, c'est quand on a commencé à faire des compos et qu'on les jouait «live», les gens nous disaient que c'était bon, et nous aussi on les trouvait bonnes. Notre démo a beaucoup vendu. Je crois qu'on a une certaine «magie» dans la composition, qu'on fait des bonnes chansons. On veut essayer jusqu'à temps que ça ne marche vraiment pas, on essaie jusqu'au bout.

Patrick Gravel - Pourtant, on en a eu des durs coups, et il y a bien des fois où on aurait pu tout lâcher, surtout dans les années 93-94, où le heavy avait pogné une «drop». Comme groupe qui essaie de s'en sortir, quand tu vois les idoles tomber, c'est pas évident. Mais on recevait toujours des bons commentaires, surtout au niveau international, et on s'est dit qu'on ne pouvait pas lâcher ça. On voulait aller jusqu'au bout du «trip»!

Luc Guay - Dans le groupe, ça a toujours été très clair, on fait du heavy. On se faisait demander de faire des chansons en français, d'être plus commercial, mais on n'a jamais plié aux demandes du marché, et il n'a jamais été question de changer de style! Les gens achètent du «frais pis du vrai», c'est ce qu'on a toujours fait, et c'est ça, si on passe, qui va faire payer nos efforts.

Pascal Cliche - Et encore, le fait qu'on a tous une autre vie nous a aidés à ne pas s'écoeurer du réseau des clubs et de tout le reste.

Sang Frais - Pour vos compositions, comment procédez-vous? Qui compose quoi?

Pascal Cliche - C'est le même compositeur que pour Céline Dion! (rires)

Denis Cossette - Sérieusement, je dirais que ce sont les deux guitaristes qui amènent les idées de base.

Patrick Gravel - Exactement. C'est nous qui arrivons avec une idée de base, mais c'est très démocratique notre affaire. Si quelqu'un a une idée, il la dit, et si c'est bon, c'est retenu. Même si parfois c'est difficile de se faire dire que ce qu'on vient de composer n'est pas bon, le résultat final en est toujours meilleur si tout le monde ajoute son grain de sel.

Luc Guay - Une chanson de Hanker, tu ne peux pas dire qui l'a composée, car le résultat vient des quatre membres. Et si on ne mélangeait pas les influences des quatre, ça ne sonnerait pas du tout pareil. Nous en sommes venus à un niveau de communication où nous sommes capables de se dire entre nous ce qu'on aime et ce qu'on n'aime pas, sans l'attitude «Tu m'diras pas quoi faire!».

Patrick Gravel - Par exemple, on avait monté 14 ou 15 tounes pour notre nouveau disque, et on en a flushé deux que j'avais composés, et une de Pascal. Sur le coup c'est pas facile, mais en bout de ligne, tu es content de les avoir flushés! Parce que l'album, il est bon! On est très satisfait du résultat.

Pascal Cliche - On en a même enlevé une en studio! On s'est aperçu qu'elle n'allait pas avec le «mood» de l'album, alors on l'a tassée! Elle sera peut-être sur le prochain.

Patrick Gravel - Même Denis, qui est dans le groupe depuis environ un an, on lui a dit, quand il est arrivé dans le groupe, de prendre sa place, de proposer des choses, de s'impliquer.

Denis Cossette - Il a fallu que je propose mon style, par rapport à Martin. Aussi, Je joue avec un pic, et lui jouait avec ses doigts. Il fallait s'adapter, mais ça a cliqué tout de suite!

Patrick Gravel - Son influence paraît déjà sur le nouvel album. Nous sommes vraiment un groupe très «open».

Sang Frais - Pourquoi le bassiste Martin Jones a-t-il quitté le groupe?

Patrick Gravel - C'était une réorientation de sa vie. Ça a été dur pour nous au début, car c'est un copain d'enfance, et lui, moi et Pascal, c'était nous Hanker, c'était le coeur du groupe. Les autres membres avaient toujours changé.

Pascal Cliche - Pour durer dans ce milieu, il faut avoir une petite flamme en dedans, et lui, il ne l'avait plus. C'est un milieu ardu, un long chemin sinueux. Il nous avait avisés il y a de ça environ deux ans que ça ne lui tentait plus. On lui a laissé un an de réflexion. Quand est venu le moment de prendre une décision, il a décidé d'arrêter.

Sang Frais - Et comment en êtes-vous arrivés au choix de Denis pour le remplacer?

Patrick Gravel - Pascal le connaissait, il «jammait» une fois de temps en temps avec. Denis jouait dans un paquet de bands depuis longtemps, surtout des covers, mais il n'avait jamais été dans un groupe qui se consacrait uniquement à leur matériel.

Luc Guay - Et nos critères de sélection, ce n'était pas de savoir si le gars était capable de jouer cinquante gammes en soixante secondes...

Denis Cossette - C'était la beauté! (rires)

Patrick Gravel - On ne cherchait pas nécessairement seulement la qualité musicale. En passant d'un gars qui jouait aux doigts à un gars qui joue au pic, c'était un changement total, et on évite les comparaisons avec l'ancien bassiste.

Pascal Cliche - Mais à ce que vous allez entendre, Hanker, ça n'a pas changé, seulement amélioré, car l'ambiance était meilleure.

Patrick Gravel - On a demandé à Denis si il trippait sur notre stock, et un soir, Pascal est allé le voir pour lui proposer de se joindre au groupe.

Denis Cossette - J'ai d'ailleurs eu une prémonition. Avant même qu'il me le demande, je savais que c'était pour ça qu'il voulait me voir.

Patrick Gravel - La première condition, c'est qu'on ne voulait pas quelqu'un qui prenait l'occasion d'embarquer dans un groupe qui risque de percer, on voulait un maniaque du style, et aussi quelqu'un qui aimait ce qu'on faisait, car on a quand même deux albums d'arriérage.

Pascal Cliche - Ça a été quasiment plus un choix d'attitude, de la personne, que du musicien.

Denis Cossette - Mais ça prenait des couilles pour embarquer dans ce band-là. C'est intense, et j'aime ça de même, je fonctionne sous la pression.

Patrick Gravel - Quand il est embarqué, on lui a dit que si il embarquait avec le band, c'était à 2,000,000%, ou 0%. Un groupe, c'est comme une blonde, tu vas pas jouer ailleurs. C'est Hanker ou c'est rien.

Sang Frais - Sans vouloir créer de zizanie dans le groupe, êtes-vous satisfaits de votre nouveau bassiste, musicalement?

Denis Cossette - J'peux aller attendre dehors hein les gars! (rires)

Patrick Gravel - C'est un autre genre de bassiste, mais ça «fitte» parfaitement. On a fait notre premier show ensemble il y a deux semaines, une pratique pour voir comment on allait être en spectacle, et je peux te dire honnêtement que ça a passé d'aplomb, ça a été super tripant.

Denis Cossette - Le monde est pas venu voir le nouveau bassiste de Hanker, ils sont venus voir Hanker, et ils ont vu Hanker. J'ai bien fondu dans le moule.

Patrick Gravel - On a même réussi à faire ce qu'on voulait faire, c'est-à-dire paraître plus fort comme groupe. Pas par irrespect pour Martin. au contraire, mais pour prouver qu'on peut passer par-dessus les épreuves, et on a réussi.

Luc Guay - C'était un peu rendre hommage à Martin, pour lui montrer que ce qu'il a fait, il ne l'a pas fait pour rien.

Patrick Gravel - Et de voir quelqu'un arriver avec une nouvelle énergie, ça revigore. L'ambiance qu'on a là, ça faisait longtemps qu'on avait pas eu un bon feeling de même. Et si ça marche bien, et j'espère que ça va bien marcher, on devrait être en route pour un bon bout.

Sang Frais - Êtes-vous satisfaits de vos deux premiers albums?

Luc Guay - C'est certain qu'un coup que tu fais ton album et que tu sors du studio, y'a des choses que tu voudrais changer, mais on était très fier de ce qu'on avait fait dans le temps. Mais on a appris, on a trouvé des petites lacunes qu'on a corrigé, et on a remonté le standard pour le deuxième, on a fait des meilleures tounes, on avait une nouvelle approche, on avait un nouveau concept. On a trouvé notre son au premier album, et on a essayé de se diriger autrement sur le deuxième, avec un nouveau réalisateur, Pascal, qui n'avait jamais fait ça.

Patrick Gravel - Un moment donné, tu te tannes de ton stock un peu. Comme pour In Our World, j'adore ce disque-là, mais avec le recul, tu te dis que t'aurais dû faire un solo comme ça à la place, etc. Mais globalement, nous sommes satisfaits de nos deux premiers albums.

Pascal Cliche - Notre deuxième était plus noir point de vue ambiance, et on s'est fait dire par certains qu'on n'aurait pas dû faire un album concept en deuxième, mais ça a tombé de même, ce n'était même pas prévu. Il n'est pas nécessairement moins bon ou meilleur que s'il n'était pas concept.

Sang Frais - Parlez-moi de votre nouvel album, et de votre expérience en studio.

Denis Cossette - Un mois de démence!

Pascal Cliche - Un mois à manger des «Stoufers»! (rires) Bon, l'album s'appelle Snakes And Ladders, ça parle en général des hauts et des bas de la vie. Il y a onze chansons, dont une instrumentale, qui se trouve à être l'introduction d'une pièce assez longue. L'album est très intense, c'est plus rapide un peu qu'avant, c'est dans le critère «heavy», une petite affaire plus «power», mais c'est du Hanker. On avait un méchant bon feeling quand on a fait les tounes, peut-être dû à l'arrivée de Denis. On n'avait pas de restrictions, on s'est laissé aller. En studio, c'était capoté. On a enregistré ça à un des plus gros studios au Canada, «Phase One Recording Studios» à Toronto. C'était assez impressionnant. Tu entres dans le studio, et c'est plein de disques d'or.

Patrick Gravel - Tu te sens petit quand t'arrives là! Mais en même temps, tu te dis que t'en es rendu là, et on retombe vite sur nos pieds et on a fait ce qu'on avait à faire.

Pascal Cliche - La première journée, j'étais pas là, les autres sont arrivés avant moi, et ils me disaient que les techniciens, les regardaient un peu d'une manière hautaine.

Patrick Gravel - Par après, ils nous ont dit que souvent, les musiciens sont chiants et se prennent pour d'autres, et qu'eux, ils gardent toujours leurs distances au début.

Pascal Cliche - Mais après une journée ou deux, ils nous ont dit que ça paraissait qu'on savait où on voulait aller.

Denis Cossette - Toutes nos tounes étaient prêtes à la base, alors les techs avaient pas à attendre pour rien.

Pascal Cliche - Les techniciens étaient fins, ils étaient très étonnés qu'on ne prenne pas de bière en enregistrant, et qu'on enregistrait souvent le matin, on voulait commencer le plus de bonne heure possible. Mais ça a été l'un des plus beaux moments de ma vie, un mois à Toronto et enregistrer un album.

Luc Guay - Je m'en souviendrai toujours. Les images, l'ambiance, l'odeur, tout!

Pascal Cliche - On était les quatre dans la même chambre d'hôtel, pendant un mois!

Patrick Gravel - C'est quelque chose qu'on voulait, comme test, le meilleur test que tu peux pas avoir pour un groupe! Y'en a qui nous ont dit qu'on était fous raide d'avoir fait ça, mais on n'est pas d'accord. Car si ça passe là, ça va passer pour le reste, parce que tu peux pas avoir pire qu'une chambre d'hôtel à quatre, un mois en ligne!

Denis Cossette - C'était pas juste dans la chambre, c'était au studio, c'était pratiquement 24 heures sur 24 ensemble!

Patrick Gravel - On a appris beaucoup là-bas. Pour les sonorités, on a travaillé des sons de guitare différents, de bass, de drum, on a essayé des nouveaux effets sur la voix. Quand les gars du studio nous proposaient quelque chose, on était «open». Si ça fait ça fait, si ça fait pas ça fait pas. Comme une fois, ils voulaient qu'on mette de la distorsion sur la bass. On leur a dit qu'on n'était pas un groupe punk et qu'on voulait une bass pure, comme dans le heavy traditionnel, et ça a été correct avec eux.

Luc Guay - Mais bref, à Toronto, ça a été une merveilleuse expérience. Les installations, l'équipe, etc. On a pu jaser avec eux, et on s'est fait expliquer une couple d'affaires, et on a vu les avantages qu'on avait d'être là-bas. L'expérience qu'on a acquise, ça ne s'achète pas.

Pascal Cliche - On a vraiment trouvé le son de Hanker. On l'avait déjà, mais là, on a finalisé ce qu'on avait commencé. Notre album sonne «live», il y a beaucoup de feeling.

Sang Frais - D'où est venue l'idée pour le titre de l'album?

Réjean Garon (Manager d'Hanker) - Je peux y répondre moi-même, car c'est mon idée que le groupe a achetée sans hésiter! Te souviens-tu d'un jeu nommé «Serpents et Échelles»? C'est une vision très réaliste de ce qu'est la vie en général: la vie en soi est relativement simple, ce sont certains êtres humains qui s'amusent à la compliquer. Je m'explique. Les serpents représentent les gens mal-intentionnés qui, par tous les moyens et pour toutes sortes de raisons, essaient d'empêcher les autres d'atteindre leur but. Heureusement, il y a ces autres qui sont toujours là pour aider à l'accomplissement de leurs semblables (échelles). Y aurait-il plus de serpents que d'échelles?!

Sang Frais - Quelles sont vos attentes pour ce nouvel album?

Patrick Gravel - Mettre vraiment notre nom sur la «map». On est déjà connu en Allemagne, en Amérique du Sud, aux États-Unis, etc., mais on veut vraiment s'établir comme un groupe international. Il va y avoir une distribution un peu partout, mais c'est évident que la compagnie va miser beaucoup sur l'Europe. Mais ils vont tout de même développer le marché américain. On serait super fier un moment donné d'être reconnus au Québec, mais on a toujours trouvé que ça boitait ici pour les groupes québécois dans ce style. On a vite compris que nul n'est prophète en son pays! On veut que cet album soit celui qui dise «Nous sommes Hanker». Si on réussit à faire ça, je crois qu'on aurait atteint notre objectif.

Sang Frais - Avez-vous confiance en ça, en l'établissement de votre nom?

Patrick Gravel - Honnêtement, oui! Ça ne relève pas que de nous, ça dépend beaucoup de la compagnie de disques, mais nous, on a confiance.

Luc Guay - On a toujours fait un pas en avant avec tous les «moves» qu'on a fait. Et si on n'atteint pas notre but avec cet album, on va au moins être encore plus proche. On va passer d'autres ponts, briser d'autres murs, ouvrir d'autres portes, et si on n'ouvre pas la grande porte que tout le monde souhaite, on va au moins être au pied de la porte, et on va y cogner avec un quatrième album si y faut!

Sang Frais - Si vous avez une offre pour partir en tournée en Europe, y allez-vous?

Luc Guay - C'est sur! Ça fait un bout de temps qu'on attend après ça!

Patrick Gravel - Si on disait non à ça, ça voudrait dire que tout ce qu'on a fait, on voulait pas vraiment le faire.

Pascal Cliche - Y'a toujours un petit côté énervant, mais on y croit tellement, ça fait tellement longtemps qu'on attend ça. Même si ça serait quelque chose de stressant, même un peu épeurant, on foncerait dedans à 100 milles à l'heure!

Sang Frais - Quels sont vos projets à court terme?

Patrick Gravel - Si on était capable de faire un spectacle majeur à Québec et à Montréal avec notre nouvel album en poche, ça serait bon. On a juste joué deux fois à Montréal, en 1993, au Backstreet et au Station 10, alors on est dû pour y retourner. On voudrait aussi se faire connaître au Canada, jouer aux États-unis et en Europe, surtout en Allemagne.

Pascal Cliche - On a un projet de vidéo aussi, et peut-être partir en tournée.

Sang Frais - Et où vous voyez-vous dans cinq, dix ans?

Luc Guay - Si tu nous avais demandé ça il y a cinq ans, on n'aurait pas du tout put te dire qu'on en serait là, avec un troisième album de fait.

Denis Cossette - Moi, je nous vois au top!

Pascal Cliche - Je veux qu'on puisse bien vivre de notre musique. Ça ne me dérangerait pas qu'on ne fasse pas des millions, en autant qu'on puisse toujours faire la musique qu'on veut, sans avoir trop de compromis idiots à faire.

Patrick Gravel - Notre but, ce n'est pas de devenir des «rock stars», on veut rester intègre. Iron Maiden, pour nous, sont un exemple. Ils sont devenus un très gros band, mais à 90% ou 95%, ils sont restés fidèles à eux-mêmes.

Sang Frais - Un mot de la fin?

Pascal Cliche - Allez voir notre site Web, www.hankermetal.com.

Denis Cossette - Pour nos fans et futurs fans, achetez notre nouvel album, aucune déception, garantie!

Luc Guay - Je suis très fier de ce qu'on a fait, et je pense que ça parait dans notre nouvel album. Les gens qui connaissent le métal n'auront pas de misère à s'y identifier!

Patrick Gravel - Les amateurs de power, comme Helloween, Gamma Ray, HammerFall, etc., seront comblés!

Sang Frais - Eh bien, merci beaucoup pour l'entrevue les gars!

HANKER - C'est nous qui te remercions!

Simon Girard

Source: Sang Frais #5, Entrevue avec Hanker, 25 septembre 1999



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